• Charles, l'Abitibi et les Parfaits

    Charles, l'Abitibi et les Parfaits

    Le lectorat comprendra facilement que Charles perd son poste de chapelain du couvent de Trois-Rivières à cause de ses relations avec Marie. Il s'agissait de l'éloigner et de le punir. Le religieux hérite d'une cure, sans avoir été vicaire. Le lieu est un village fictif du nom de Lac-Parent (Bien qu'un tel lac existe), situé au coeur de la forêt de l'Abitibi, à plusieurs kilomètres de Senneterre. Le village est habité par des travailleurs forestiers et les gens n'y sont pas fidèles à l'Église. Bref, tout était en place pour un échec humiliant.

    Cependant, Charles déjoue tout le monde et transforme cette mission en une réussite. L'épisode de Lac-Parent est un des moments les plus heureux de sa vie. Sa plus grande initiative s'inspire des méthodes pédagogiques de Marie, par la création d'une équipe de baseball du nom de Parfaits, où tous les villageois sont impliqués : enfants, femmes, vieillards : tous tiennent un rôle dans les Parfaits. L'équipe lance des défis à des hommes d'autres villages et voyage vers ces lieux, pour des rencontres amicales de bonne entente. C'est ce que Charles écrit à Marie dans l'extrait suivant.

    Pourquoi avoir choisi l'Abitibi ? Par attachement pour cette région du Québec visitée plusieurs fois lors des salons du livre. Je connais aussi la route où j'ai établi Lac-Parent. C'est très isolé... Photo ci-haut : une équipe de baseball d'Amos (Abitibi) en 1938.

             Une autre photographie de l’ancien chapelain lui arrive à la fin d’août. Cette fois, Charles l’a fait parvenir à Léo Vaillancourt sans lui demander de la montrer aux religieuses. L’homme à tout faire a vite compris que le cliché était destiné à Marie. Voilà Charles et son équipe de baseball qui porte un nom : les Parfaits. « Nous roulons des milles et des milles pour affronter les hommes de villages éloignés. Les épouses nous accompagnent, avec des paniers de pique-nique. Pour leur part, les enfants sont enthousiastes à l’idée de rencontrer de nouveaux jeunes amis. C’est la fête chaque samedi. Il n’y a pas de colère dans nos défaites. Les hommes fraternisent avec ces voisins, parlent de leur travail, de leurs aspirations. Au village, ils disent que je suis un curé ben bloode. Pour me remercier, ils reviennent à la messe, où je leur offre des sermons sans jamais hausser le ton. »

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