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    Baseball

    Le roman débute avec une balle de baseball sifflant sous le nez de Marie et se termine par une allusion à ce sport, sans oublier que Charles et Marie, devenus laïcs, se pressent au stade de Trois-Rivières pour applaudir les Aigles de la ligue Eastern. Il y a aussi une allusion aux Expos de Montréal naissants, à Jackie Robinson, aux Yankees de New York, sans oublier que le bedeau de Charles à Victoriaville est un ancien joueur et que le jeune Charles surnomme Marie "Soeur baseball." Celle-ci, petite, jouait avec ses frères et sait très bien comment lancer une balle ! Enfin, la réussite de Charles en Abitibi a été de créer une équipe, les Parfaits, afin de rassembler ses fidèles.

    Pourquoi ? D'abord, ce n'est pas la première fois que ce sport est utilisé dans mes romans, car je suis un profond admirateur de cette activité merveilleuse. Ensuite, j'ai cru que ces références au baseball dans le cadre d'un roman où les deux vedettes sont des religieux ajouterait une touche d'originalité. Pour l'anecdote, je signale que quelques unes des premières pages de ce roman ont été écrites au stade de Trois-Rivières, en septembre 2006. L'extrait suivant est le début du roman.

             « Mais c’est une balle de baseball ! Regardez, ma sœur : une balle de baseball ! » La religieuse, hors de souffle, enlève sa main droite reposant sur son cœur, la joint à la gauche pour offrir tout de suite au Seigneur une prière pour le remercier de ne pas avoir reçu ce projectile dans le visage. Il lui a soufflé sous le nez et jamais elle n’avait vécu une telle émotion.

             « Je me demande qui a bien pu lancer cette balle.

             - Des voyous, sœur Marie-Aimée-de-Jésus ! Des voyous !

             - Voilà une accusation qui ne vous honore point, sœur Thérèse-de-la-Providence. Les enfants peuvent s’amuser sans pour autant être serviteurs de Lucifer. La distance me semble tout de même appréciable entre notre jardin et la rue… Regardez ! Voilà la réponse qui approche de la clôture. Voyou ? C’est un religieux. Attendez… Je vais lui offrir une surprise, à notre athlète en soutane.

             - Sœur Marie-Aimée-de-Jésus, vous n’allez tout de même pas vous abaisser à lancer ce jouet… »

             La frêle jeune religieuse lève légèrement la jambe droite pour mieux donner de la force à son bras. La balle franchit la clôture avec facilité, atterrissant à quelques pas du religieux. Il lève la tête aussitôt, fronçant les sourcils, se disant qu’il est impossible qu’une des sœurs ait pu lancer avec une telle force. Sœur Marie-Aimée-de-Jésus approche à pas saccadés, sous les protestations de sa compagne. Les voilà près du grillage sévère de la clôture. Le jeune prêtre, au physique imposant, fait bondir la balle d’une main à l’autre, alors qu’une grappe d’enfants réclame l’objet en miaulant.

     

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